16 août 2010

Quels seront les effets du réchauffement au Québec?

Dans cet article, Louis-Gilles Francoeur répond à cette question:

Les dégâts importants causés aux infrastructures du Québec par les changements climatiques vont toucher toutes les régions du Québec en plus d'influer sur plusieurs activités économiques, comme la forêt, l'agriculture, la production énergétique et le tourisme, tout en multipliant les risques pour la santé publique.


(...) Dans l'Arctique québécois, la région la plus touchée, les hausses importantes des températures hivernales vont déstabiliser, affaisser ou déformer les infrastructures comme les pistes d'aéroports et les milliers de résidences et bâtiments publics construits sur un pergélisol en dégel accéléré.

(...) Le sud du Québec ne sera pas davantage épargné, mais il sera aux prises avec des problèmes différents, comme l'augmentation de la fréquence, de l'intensité et de la durée des événements climatiques extrêmes.


Ces changements climatiques impliquent des risques accrus pour les infrastructures publiques vieillissantes ou inadaptées aux nouveaux stress (...) Certains équipements vont devoir améliorer leur performance si les baisses de niveau d'eau dans les rivières et le fleuve concentrent davantage les contaminants présents dans l'eau.

(...) Présentement, les températures journalières ont augmenté de 0,2 °C à 0,4 °C par décennie dans le sud du Québec. À l'horizon 2050, Ouranos prévoit que «les températures augmenteraient de 2,5 °C à 3,8 °C dans le sud du Québec et de 4,5 °C à 6,5 °C dans le nord. En été, les hausses se situeraient entre 1,9 °C et 3 °C au sud et entre 1,6 °C et 2,8 °C au nord.»

Dans les régions nordiques, les climatologues prévoient une augmentation de 16,8 % à 29 % des précipitations alors qu'elles augmenteront de 8,6 % à 18,1 % dans le sud, surtout en période hivernale, ce qui accroîtra le couvert neigeux près des grands barrages nordiques. Par contre, dans le sud, l'enneigement diminuera, aux dépens du ski et de la motoneige, ainsi que la durée de l'hiver. Mais en été, la fréquence et la sévérité accrue des événements climatiques extrêmes, accompagnées de périodes d'étiages plus sévères dans les cours d'eau, vont poser de sérieux problèmes d'alimentation en eau potable à certaines populations riveraines du Saint-Laurent.

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